Entrevue avec Patrick Primeau, candidat étoile de l’émission « Blown Away »

Compétition télévisée pour souffleurs de verre diffusée sur Netflix
(V. f. En verre et contre tous)


Espace VERRE : Quelle a été ta première réaction quand tu as pris connaissance de l’appel de candidatures pour l’émission?

Patrick Primeau : Initialement, le projet me laissait assez froid. C’est suite à des discussions avec l’équipe de travail que l’intérêt s’est installé. Je voyais dans cette compétition une opportunité de montrer l’art du verre soufflé qui ne réside pas dans l’objet créé, mais bien dans la performance en atelier.

EV : Sur les dix verriers retenus pour participer à la compétition, tu étais le seul candidat francophone de l’émission – le seul représentant du Québec – t’es-tu senti intimidé par cette réalité?

PP : Je ne me suis pas senti intimidé par le fait que j’étais le seul Québécois, mais je savais que j’aurais un niveau de difficulté accru pour expliquer mon travail. C’était difficile parce que je n’avais pas deux chances de dire la bonne chose au bon moment. Le temps de réflexion était trop court pour utiliser la bonne terminologie. Mon anglais est d’un niveau assez élevé et les gens ne pouvaient donc pas se rendre compte à quel point c’était ardu pour moi de m’exprimer clairement et de manière concise.

EV : Quel.le autre candidat.e t’a le plus marqué?

PP : Quelques personnes m’ont marqué lors de la compétition. Entre autres, Deborah Czeresko, parce qu’elle a une approche du verre vraiment détachée de la technique. Momoko Schafer parce que c’est une jeune artiste avec une confiance incroyable. Janusz Posniak parce qu’il arrivait à contrôler son environnement dans un atelier où ce n’était pratiquement pas possible. Tous les participants étaient très coopératifs malgré le fait que nous étions en compétition les uns avec les autres.

EV : Entre l’annonce du défi de l’épisode et le début du compteur, aviez-vous du temps pour réfléchir à votre concept et préparer sa mise en œuvre? On pense entre autres au défi Pop Art!

PP : Définitivement pas assez de temps. Ça a occasionné des changements en milieu de parcours. Pour le défi du Pop Art, quand ma boîte n’a produit aucun bruit, j’ai su tout de suite que c’était un objet mou… Ce n’était pas une bonne nouvelle!


EV : Quel fut ton défi préféré?

PP : Le défi sur la dualité – celui où on devait collaborer avec un autre souffleur sur un même projet. Ce défi nous forçait à considérer l’approche d’un autre verrier dans notre travail pour arriver à créer un ensemble harmonieux. Il fallait constamment discuter et s’ajuster à la vision de l’autre. Cette collaboration a permis de souffler une pièce sculpturale plus imposante.

 

EV : As-tu des anecdotes croustillantes pour tes lecteurs?

PP : Ce qu’on ne voit pas à l’écran, c’est que durant le premier épisode, la température était de 60 degrés Celsius dans l’atelier. Les caméras avaient trop chaud et les souffleurs aussi! Probablement que ça a couté plus cher de Gatorade que de couleur durant cet épisode. Cette épreuve a montré qu’aucun des compétiteurs n’étaient prêt à partir en premier. Heureusement, cette situation a été réglée pour les épisodes suivants.

 

EV : Somme toute, l’expérience de la compétition a-t-elle eu un impact sur ton approche au verre et ton travail en atelier?

PP : La compétition m’a confirmé mes forces et faiblesses!

 

 

Photos diffusées avec l’aimable autorisation de marblemedia.

Par |2019-08-02T14:33:40-04:00août 2nd, 2019|Actualité|0 commentaire